09/12/2010

STONE TEMPLE PILOTS - INTERVIEW 1994. HARD'N HEAVY Magazine


VICTIME EXPIATOIRE D'UNE CERTAINE PRESSE QUI N 'AVAIT VOULU Y VOIR QU'UN ERSATZ DE PEARL JAM, STONE TEMPLE PILOTS TIENDRAIT-IL SA REVANCHE AVEC LE RAZ-DE-MARÉE CRÉÉ PAR PURPLE, SON SECOND ALBUM? HARD N' HEAVY REVIENT SUR LA TRAJECTOIRE D 'UN GROUPE QUI A AU MOINS LE MÉRITE DE NE LAISSER PERSONNE INDIFFÉRENT.


S'il y a bien un groupe qui doit se marrer en ce moment, c'est Stone Temple Pilots. Après avoir failli se séparer, laminé par les nombreuses attaques qu'il a subies de la part d'une presse qui le considérait tour à tour comme "un vil imposteur", "un opportuniste sans scrupule", "un clone de (rayer la mention inutile) - Pearl Jam - Nirvana - Alice ln Chains", "un attardé du grunge", voilà qu'il se retrouve seul en tête d'une course où les meilleurs pronostiqueurs le plaçaient bon dernier.
Sans bénéficier de la surexposition médiatique de ses "confrères" de Seattle, STP a brillamment surmonté le cap difficile du second album, rééditant l'exploit du premier, Core, avec une facilité déconcertante. On ne peut pas en dire forcément autant de tout le monde. (NDLR: Vous visez qui, là, au juste, très cher? Allez au bout de vos récriminations, que diable! Essaieriez-vous malignement de refancer un débat houleux à propos de la carrière d'un groupe que nous ne citerons pas mais dont le nom commencerait par Pearl et se terminerait par Jam, hum?).
Et si l'ambiance étaient plutôt tendue lors de la sortie de Purple, près de quatre millions d'albums vendus plus tard et une tournée américaine à guichets fermés nous renvoient aujourd'hui l'image de musiciens d'une sérénité quant à leurs possibilités à faire pâlir d'envie Vedder, Cornell et Staley réunis. Le soi-disant "mauvais élève" serait-il en passe de devenir premier de la classe? On pourrait le croire en effet et ce ne serait que justice, car contrairement aux autres, il n'a pas vraiment été aidé.
En toute logique, Scott Weiland fait donc aussi peu confiance aux journalistes qu'aux professeurs qui ont vainement essayé de lui inculquer un tant soit peu de discipline étant jeune.

Weiland : Tout ce qui de près ou de loin représente l'autorité, comme ceux qui s'érigent en donneurs de leçons, me révulse. Je ne supporte pas qu'on vienne me dire ce que je dois faire ou comment le faire. Pour ce qui concerne la presse, c'est pareil. Il n'y aura jamais aucune passion dans mon coeur pour les rock-critics. Je ne pourrai jamais apprécier des gens qui tirent leur plaisir à en descendre d'autres. Ils restent le cul vissé à leur bureau toute la journée, à bien choisir leurs mots pour casser untel ou répandre des rumeurs. Les groupes ne sont rien d'autre pour eux que des cibles dans un jeu de fléchettes. Je sais qu'il me faudrait être au-dessus de ça mais je ne peux pas mentir et prétendre que je ne suis pas blessé quand quelqu'un qui ne te connaît ni d'Eve ni d'Adam s'amuse à te poignarder, autant personnellement que musicalement. Quand la musique n'est pas totalement absente de ses "préoccupations".

Mais, pour mieux comprendre ce personnage hors du commun et sa psychologie parfois déroutante (même si, au regard des volées de bois vert dont STP fut la victime, on peut comprendre son aigreur), mieux vaut encore revenir en arrière afin de découvrir le passé tumultueux de ce "grand perturbé".
Né en 1968 à Chagrin Falls, dans l'Ohio, Scott Kent "encaisse" le divorce de ses parents à l'âge de deux ans. Lorsque sa mère se remarie quelques temps plus tard, Scott adopte le nom de son beau-père, Weiland. Son feuilleton préféré est alors Flipper Le Dauphin, si bien que lorsqu'on lui demande ce qu'il voudrait faire dans l'avenir, il répond le plus souvent: "Plus tard, je veux être un dauphin!" Il a quinze ans lorsque sa famille s'installe à Huntington Beach, dans la grande banlieue huppée de Los Angeles. C'est sur cette Côte Ouest éternellement ensoleillée qu'il trouvera une certaine fascination pour certaines substances "psychédéliques".


Weiland : Je n'étais pas accro. Je cherchais juste à m'ouvrir l'esprit. C'était toujours les autres qui semblaient s'inquiéter...

Il y avait tout de même de quoi! Après s'être évanoui un jour en pleine classe, Weiland sera ramené chez lui sur un brancard, sa mère ne trouvant alors d'autre alternative que d'envoyer son fils subir une cure de trois mois dans un hôpital psychiatrique. De retour au lycée, il sera alors traité en paria, devenant l'asocial chronique qu'il est resté à ce jour. À cette époque, cet adolescent est encore peu concerné par la musique, bien qu'il ait fait partie... du fan-club de Kiss! En fait, l'origine de Stone Temple Pilots remonte à sa rencontre avec le guitariste Corey Hicock, qui fréquentait le même lycée que lui. Ce dernier l'initie notamment à The Jam et Buzzcocks. Weiland et Hicock forment ainsi un groupe punk du nom d'Awkward Positions.
En 1986, lors d'un concert de Black Flag, Weiland fait la connaissance du bassiste Robert DeLeo. Les deux hommes découvrent notamment qu' ils sortent avec la même fille! Plutôt renfermé, DeLeo passe le plus clair de son temps en pyjama à enregistrer toutes sortes de bizarreries sur son huit pistes... Son sens de la mélodie frise cependant la perfection et Weiland insiste pour qu'ils forment un nouveau groupe ensemble. Baptisée Swing dans un premier temps, la formation est complétée par le batteur Eric Kretz. Ce dernier Iravaillait alors comme serveur et rêvait de trouver un moyen d'en sortir. Bingo!



Hicock ne faisant rapidement plus le poids, il s'effacera au profil d'un nouveau guitariste que Robert DeLeo n'aura pas à chercher loin puisqu'il s'agit de son grand frere Dean. Sur une inspiration aussi subite que mystérieuse, le groupe adopte alors le nom de Mighty Joe Young, apparaissant pour son premier concert, en août 1990, en ouverture d'Henry Rollins au Whisky-A-Gogo de Los Angeles.
Signés par Atlantic le premier avril 1992, les quatre musiciens découvriront cinq mois plus tard que le véritable Mighty Joe Young est un vieux chanteur de blues qui s'apprête à repartir en tournée! L'album Core est alors sur le point de sortir, aussi le groupe utilise le sigle d'une célèbre marque d'huile pour moteur, STP, pour se dénommer Shirley Temple Pussy (" la foufoune de Shirley Temple"... Comme quoi Weiland et ses comparses pouvaient faire preuve d'un certain sens de l'humour), puis Stone Temple Pilots, sa maison de disques préférant infiniment cette deuxième appellation. Allez savoir pourquoi...
Tout semble aller pour le mieux, mais, dès la sortie de son premier single, "Sex Type Thing", le groupe est violemment attaqué par la presse, celle-ci l'accusant de faire l'apologie du viol, sans tenir compte du caractère légèrement ironique des propos de Weiland. Cela n'empêche nullement la vidéo qui accompagne ce morceau de bénéficier d'une rotation intensive sur MTV, l'album commençant du coup et rapidement à se vendre par wagons. Avec le single suivant. "Plush ", les critiques reprendront de plus belle. Plus que la façon de chanter de Weiland, c'est son attitude dans le nouveau clip du groupe qui sera souvent prise pour une singerie pure et simple des mimiques caractéristiques d'Eddie Vedder. Dans un premier temps taxé d'opportunisme, le groupe sera bien vite accusé de plagiat.
STP aura beau refuser l'alléchante proposition d'assurer la première partie de la tournée Aerosmith, préférant jouer en co-tête d'affiche avec les Butthole Surfers, histoire de regagner un tant soit peu de crédibilité, rien n'y fera. En dépit du succès de Purple (l'album avait dépassé les trois millions d'exemplaires vendus, malgré les déclarations répétées d'Eric Kretz régulièrement dispensées sur le même ton ("Tout ça, c'est de l'histoire ancienne. Les programmateurs n'en parlent plus et plus personne ne nous casse les pieds avec ces racontars lors des concerts ... "), Stone Temple Pilots semble perpétuellement en quête de respectabilité.


Eric Kretz : Les gens considèrent nos chansons différemment désormais. Le succès de l'album nous a vraiment rendu heureux dans la mesure ou il a prouvé que les critiques se gouraient complètement en nous collant cette réputation. 
 
Au-de là de son simple succès commercial, Purple allait démontrer (et surtout confirmer) qu'il exista it bel et bien une écriture Stone Temple Pilots et combien Weiland n'était en rien un "compositeur d'opérette"
Certes, la clarté des thèmes el des inspirations n'est pas forcément au rendez-vous, ce que reconnaît volontiers l'intéressé, sans qu'il ne faille considérer celle "tendance" comme un aveu d'échec ou une quelconque limite créative

Weiland : Certains écrivent des chansons descriptives, d'autres même ne composenl que comme ça. Personnellement j'en suis incapable, dans le sens ou je ne me sens pas à l'aise dans ce cas de figure particulier. Ce que j'écris, c'est ce qui me traverse l'esprit à tel ou tel moment, sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir comment. Réagir à l'instinct, systématiquement ou presque, voilà ma règle. C'est d'ailleurs comme ça que je fonctionne tout le temps, pas seulement quand il me faut pondre une chanson. Si je n'ai pas mon carnet avec moi, mon petit journal de bord, mes poches se remplissent vite de bouts de papiers de toutes sortes, où sont griffonnés au hasard une idée, une phrase, voire un simple mot. Dans ces moments-là, je prends tout ce qui me passe sous la main et ça devient vite très ... grave!

Quoi qu'il en soit, carnet de notes ou pas, satisfaction d'un auteur ou pas, le moral des musiciens fut tout de même fortement perturbé, à tel point que Weiland avoua que les relations au sein du groupe étaient au bord de la rupture.

Weiland : Pendant toute la période où nous avons composé les morceaux de Purple, nous ne nous adressions pratiquement plus la parole. Nous en etions arrives à penser que ce serait notre dernier album ensemble. Je sais que Robert a lui aussi traversé des moments pénibles. J'imagine le genre de sentiments qu'il devait éprouver au fond de lui. 

L'album terminé, Weiland fut ainsi à nouveau obligé de passer un séjour en hôpital psychiatrique. 

Weiland : C'était très dur à supporter pour moi. J'étais tout il fait prêt à accepter des comparaisons avec les Doors, ou n'importe quel groupe appartenant au passé. Mais être sans cesse associé à des groupes actuels... Cela m'a rendu très amer. Au départ, mon instinct me disait d'ignorer tout ça. Mais plus le temps passait et plus cela devenait difficile. Je me sentais profondément blessé et je commençais même à craquer. La presse rock nous a complètement gâché le plaisir de notre premier album. J'éprouve beaucoup d'estime envers Eddie Vedder et les valeurs ou les idées qu'il défend. C'est un artiste très respectable. Mais je n'ai jamais eu l'impression que si l'on nous plaçait côte à côte, nous aurions l'air de frères siamois ou quelque chose dans le genre.
Eric Kretz : Avec le succès de Purple, tout semble rentrer dans l'ordre au sein du groupe. Nous contrôlons beaucoup mieux ce qui se passe autour de nous maintenant. Jusqu'à présent, presque tout nous tombait dessus par accident. Les relations entre Scott et Robert ne sont ni pires ni meilleures que les années passées. Simplement, ils ont changé. Nous avons tous changé et appris à nous satisfaire de ce que nous sommes, en tout cas plus qu'avant. 

Un bonheur malgré tout fragile, forcément fragile, comme si certaines cicatrices d'un passé récent restaient encore à vif ou que la montée en puissance de Stone Temple Pilots un peu partout sur la planète ne soit source d'autres angoisses et n'engendre d'autres remises en question chez un Weiland manifestement peu préparé à un tel "lessivage" de l'esprit quasi permanent.

Weiland : Je suis beaucoup plus heureux désormais, presque serein. À cause de Purple, moins par son simple succès "comptable" que pour ce qu'il est et représente pour nous. J'ai l'impression que nous sommes en train de saisir une chance de renaissance, de second départ. Pas d'un simple point de vue de carrière mais pour nous-mêmes, en tant que groupe, en terme de relation entre quatre types. Je ne suis qu'un homme comme les autres qui mange, dort, chie, tout ce que tu veux... Mais, parce que j'ai une position à part aux yeux de certains, on fait de moi un super-héros, sur qui les choses devraient glisser et ne jamais m'atteindre. Comportement de merde! Mensonge! Je peux être blessé dans mes sentiments, exprimer de la colère, de la haine, comme n'importe quel péquin moyen! Et c'est ce genre d'incompréhension, ce fossé entre la façon dont on te perçoit à l'extérieur et ce que tu ressens vraiment, qui peut te faire perdre le fil et la foi dans ce que tu cherchais en faisant de la musique au départ, ce désir plus fort que tout de jouer toute une nuit dans un garage et faire le plus de bruit possible...

25/03/2010

IGGY POP "Instinct" CD. 1998.










Ca ne doit pas être le disque préféré des fans d'Iggy pop, comme ce n'est pas le plus énergique et le plus rock'n roll, mais de la petite dizaine que j'ai exploré "Instinct" est un de ceux qui me plaisent le plus. Peut être car c'est l'un des plus proches du hard rock, qu'il contient des ambiances chaudes assez sombres et "tranquilles", que le rythme est assez lourd (Ou heavy) pour le style, ou que le chant d'Iggy pop le fait bien sur une partie des morceaux (Le côté crooner à vocaux graves, la façon assez cool et nonchalante de prononcer les mots... Dommage qu'il ne chante pas toujours dans les graves sur ce disque, comme sur la totalité de sa discographie, car sa voix habituellement plus "hystérique" me plaît moins).
Le style n'est pas recherché, le but est de faire du rock simple et assez immédiat qui pourrait parfois rappeler AC/DC, parfois évoquer le hard rock des années 70s, et les images qui en ressortent sont logiquement assez clichées: On s'imagine sur une grosse bécane les cheveux dans le vent au moment du coucher de soleil, on se voit au milieu des années 70s dans un bar remplis de cow-boys poilus prêts à en découdre pour une chope de bière, on imagine un rocker déchu et déçu qui tel Lucky luke rentre au bercail pour penser ses plaies (I'm a poor lonesome cowboy)... D'ailleurs la pochette tout comme le titre vont aussi dans ce sens.
Plusieurs chansons sont cools: Il y a une ambiance, du riff qui le fait pas mal, ou du chant accrocheur, je pense à "Cold metal", "High on you", "Tom tom" ou un peu de "Easy rider". D'autres sont moins cool, voir bof, mais rien d'affreux...
"Instinct" est donc un album peinard, plutôt cool à chopper au recoin d'un carton durant une braderie. Le gros fauteuil en vieux cuir usé vous remercierait presque d'avance pour les futures siestes passées avec l'iguane...

PETER "Paracelsus" CD. 1994.










Voici un projet parallèle d'un membre de LAIBACH. La pochette renferme un petit concept ainsi que des équations mathématiques censées l'étayer, mais penchons-nous sur le contenu auditif qui est plus intéressant à mon avis. C'est de la musique électronique, apparemment programmée sur ordinateur, qui évolue quelque part entre de la techno assez soft (Plutôt proche de KRAFTWERK) et de la drum'n bass, en gardant néanmoins un côté assez sombre à l'aide de samples relativement austères (Extraits de films, voix parlées, quelques violons). Durant l'écoute je pense à une version plus dansante de MICK HARRIS sur "Overload lady", à THE PRODIDY, parfois on est pas très loin des premiers disques de trip hop (Samples) alors que de temps en temps des influences de la vieille EBM se font sentir.
Le contenu est relativement rythmé, sans néanmoins donner envie de mettre un pied devant l'autre, il y a toujours une sorte de rigidité, ou de sérieux, qui pourraient résulter en de l'austérité en forçant sur quelques manivelles… Mais l'atmosphère, ou l'état d'esprit qui en ressortent donnent plus une impression de documentaire sur l’Europe de l'Est (Si je puis dire) qui ne tomberait pas dans les sujets extrêmes.
Malgré une quantité de sons suffisante et pas mal de changements, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose la moitié du temps, comme des vocaux ou quelques samples supplémentaires qui pourraient apporter un côté plus marquant. (Je dois avouer que certaines plages sont viables alors que d'autre font un peu "light").
Je n'ai pas énormément écouté cet album, mais je pressens que des écoutes plus répétées pourraient me faire assez accrocher à une partie des titres.
"Paracelsus" est donc un projet correct, qui ne se fout pas de l'acheteur (Comme ça a parfois été le cas à l'époque avec les projets parallèles), mais ne propose pas non plus quelque chose de vital ou génial.

06/03/2010

KILLING JOKE - The interviews Zine














J'ai trouvé ce “ fanzine ” sur ebay. Bootleg ou pas ? On y reviendra à la fin.
Cette publication photocopiée correctement a pour but de regrouper de nombreuses interviews (Et quelques articles) de Killing Joke de 1981 à 1994, ce qui permet de se plonger dans l’état d’esprit de leurs premières années passionnantes, de voir l’évolution, les désaccords, un quasi passage à vide, puis le retours vers une certaine forme. Il faut dire que certains membres du groupes n’ont pas leur langue dans leur poche, notamment Jaz Coleman qui rentre dans des sujets assez spaces plus ou moins intéressants, ou qui joue avec de l’humour caustique qui n’a pas toujours bien été interprété par la presse…
Ces interviews sont plus ou moins intéressantes; Quand le propos du groupe est retranscris comme un question/ réponse classique ça le fait, mais quand l’article prend la forme de texte narratif avec citations du groupe je n’accroche pas (Ca manque de vie, laissez la parole au groupe !). Le contenu aurait pu être plus intéressant si plus d’extraits de fanzines avait été inclus, car c’est principalement du magazine anglais d’époque.. Mais l’ensemble est quand même intéressant.
A noter qu’est fourni un CDr contenant Eps, démos et Peel sessions de 1979 à 1982. Le son est plutôt bon et on entend pas particulièrement d’encodage Mp3 de mauvaise qualité.
Maintenant ce zine est-il un bootleg ? J’hésite. Je l’ai payé un peu cher par rapport à un fanzine normal (Ok c’est sur Ebay, mais pourquoi le vendre plus cher qu’un zine si c’est juste une démarche de fan?) et le vendeur a remis le même objet en vente à peine 10 jours après m’en avoir expédié un… En fait, bootleg ou pas, il aurait peut-être juste fallu personnaliser un peu “ l’objet ” (Ecrire une introduction, s’exprimer un peu en tant que fan… Plutôt que juste rassembler et photocopier des interviews) et inclure des choses plus underground. Enfin, le résultat est quand même pas mal et pourrait plaire aussi bien aux gros fans qu’à ceux voulant découvrir les premières années du groupe sans devoir faire des recherches sur le web…

DIE SEKTOR - "Scraping The Flesh" Demo CDr. 2004.










Je reste un zest dubitatif et brumeux quand j'entends ce qu'est globalement devenu le dark electro... Très souvent ce qui était alors recherché, épais, complexe voir transcendant est devenu très proche de la techno simple, parfois même d'une sorte de dance dont l'emballage aurait été gothifié et obscurcis sur les bords... Mais pourquoi? Les moyens techniques s'étant fortement simplifiés, pourquoi ne pas essayer d'aller plus loin?
Enfin, commencer cette chronique de DIE SEKTOR de cette façon n'est pas vraiment adéquat, comme ce que propose le groupe n'est pas si dégueulasse... Leur musique se situe entre dark electro relativement classique, et la dark techno/ dance qu'on connaît bien... Pour décrire simplement la chose, disons que la démo pourrait être coupée en deux, entre EBM/ dark electro indus de bonne facture et dark dance techno qui joue sur la simplicité et ne propose rien de spécial...
Bien sur l'emballage est correct: Bonne production, vocaux saturés typiques de l'electro indus, sons corrects quoique pas forcément très extrêmes...
Quand le groupe décolle, on pense au DAS ICH assez accrocheur (Période EBM) ou au FRONT LINE ASSEMBLY de "Civilization" (Donc pas le meilleur, mais quand même pas mal) voir à du WUMPSCUT... Par contre quand il se satisfait de la simplicité, on est dans le rythme "boom boom" classique, les synthétiseurs trance communs voir la dark dance qui sort aussi vite qu'elle est rentrée du conduit auditif (Dans cette catégorie, on pourrait aussi citer un peu de WUMPSCUT). Dommage également que le groupe n’expérimente pas plus sur les samples, car il est ici plus question de programmation et d'une recherche d’efficacité immédiate, que de création d'ambiances tordues épaisses...
Enfin, même si mon avis est assez partagé, je dois souligner le fait que l'ensemble peut s'écouter sans prise de tête (Pas de faute de goût giclante ou de sons mal placés qui gâchent tout) et que le groupe a des passages ou morceaux qui ressortent (Sur les titres "Motionless" ou "Painkiller" par exemple). Alors disons que DIE SEKTOR pourrait plaire à ceux aimant le dark electro/ techno avec zests indus qui ne se prend pas la tête, qui a ses moments plus intenses, mais sans toutefois secouer les bocaux à formol.

FOETUS INTERVIEW 1988.












INTERVIEW TIREE DU FANZINE OUT OF NOWHERE
Un Timothy LEARY titubant et secoué de hoquets spasmodiques hurle ''I’M JESUS! I'M SATAN!" pendant qu'une ballerine exécute des envolées sur fond d'orchestration classique quand soudain un vacarme de tôles broyées s’élève, rythmes parfaits et guitares destroy-aquatique viennent se FRACASSER contre votre front avant que ne retentisse le péan de la victoire finale: "I CAN DO ANY GOD DAMM THING I WANT! ANYTHING! ANYTHING!!" C'était "Nail" (sorti en 85), le deuxième album de Scraping Foetus off The Wheel après "Hale", (82) par Foetus, de son vrai nom J.G.Thirwell, alias Clint Ruin, qui sous d'autres incarnations :"You've got foetus on your breath", "Foetus all-nude revue" ou Wiseblood (avec RoIi Mosimann) avait déjà commis des Tours Infernales rongées par des millions de cafards géants de rock'n roll GONZOIDE!
Depuis, Foetus n'avait produit que des broutilles "Bed·rockiennes"(86), le très méchant "Boxhead" (87) datant en fait de 85. On disait que le Foetus s'était fait avorter quand arriva la nouvelle au sein de la rédaction: "Jean Paul est libéré!" ou plutôt Clint Foetus va sortir un nouvel album: "FOETUS INTERRUPTUS". Après trois années de détention, le Foetus allait à nouveau sévir et décimer les centres de la S.P.A. Il nous fallait agir, mais interviewer Foetus n'est pas chose facile; Si, par exemple, vous lui demandez pourquoi il semble fasciné par les faits divers les plus horribles, il répondra: "As opposed to what, My Little pony?". En effet, ''I'm bad and mean and mighty unclean" a toujours été le blason de Sieur RUIN.
La déviance sexuelle, la violence physique, la HAINE, la perversion et la persécution sont les mamelles du FOETUS. Mais son application a être un bad boy est parfois un peu trop studieuse (Type Brooklyn Warriors, boots de motard et lunette anti-reflets, pédalant sur un Jim-vélo): Tout est parfaitement à sa place, tout fonctionne "for maximum effect", aucune place au hasard, à la "participation" : Un monde à la plastique parfaite et close.
Qu'en pense Gordon Sharp, poète hirsute (et écossais): "Och ! Je déteste Foetus! On dirait un personnage de dessin animé!". Mais écoutons plutôt Matt Johnson (The The):"... En fait je pense que Foetus est très accessible. Je dois dire, je pense qu'il devrait être énorme, il devrait être le nouveau Elvis Presley, le Michael Jackson blanc" (T.D).
Foetus est celui qui a saisi le premier tout le parti qu'on pouvait tirer de la technologie, comme moyen d'exprimer absolument TOUT, sans aucune limite, et il s'est donné les moyens de le faire en travaillant continuellement en studio (Pour lui-même et pour les autres: Il a produit par exemple les premiers E. Neubauten, Coil, et a collaboré avec une multitude d'autres artistes, dont Lydia Lunch... ). Depuis, ses idées ont été largement pillées, mais n'est pas Foetus qui veut: sa supériorité incontestable est due à l'intelligence pure de ses arrangements, à son sens quasi alchimique de l'organisation et du dosage des couches de sons.
Et puis on s'en FOUT de savoir si c'est joué ou non, si son émotion est "sincère" parce que quand le flipper sonique de Foetus s'allume, envoie un BIG stumbo à ta meuf et joue à sa place! Son attitude est finalement celle d'un PURISTE. Il fait son truc, et si vous n’aimez pas, tant mieux ; il vous EMMERDE.

Tu as dit dans "Tape Delay" que tu n'en avais rien à foutre qu'on achète tes disques...
Clint Ruin : Ce que j'essayais de dire, c'est que le goût du public ou la "commercialité" n'a aucune influence sur la façon dont je travaille, ce n'est même pas un problème. Je fais de la musique. Je veux qu'elle soit distribuée aussi bien que possible et que l'information passe au maximum. Je veux dire, ce serait stupide de ma part de vouloir être sur une maison de disques qui ne fait pas parvenir les disques dans les magasins, ce qui est exactement ma situation en ce moment... Mais mon attitude reste la même, je ne me plie pas aux goûts du public... Le disque est là, et puis c'est aux distributeurs de s'assurer que les gens sachent qu'il existe ... "because it's the greatest stuff around - so you'd better get used to it".
Mais tu ne peux pas totalement t'abstraire du fait que des gens vont éventuellement l'écouter?
Clint Ruin : Ah oui, sous cet angle là, je veux que les gens qui veulent l'écouter l'écoutent. Je ne vais pas leur retirer des mains. J'aime bien avoir du feed-back, connaître le bout de la chaîne. Que les gens l'entendent ou non est secondaire. C'est ce que je veux dire. Ca signifie que je ne vais pas le modifier... comme par exemple changer le nom, ce qu'on me demande constamment de faire... ou changer le contenu des paroles, ou retirer des mots, ou des merdes comme ça... Je pourrais être multimilliardaire si je changeais de nom.
Tu le crois vraiment ?
Clint Ruin : Yeah.
Mais tu ne vas pas le faire ?
Clint Ruin : Eh bien je peux ou je peux ne pas le faire. En tous les cas je ne vais pas le faire pour ce disque, ce qui ne veut pas dire que le nom Foetus ne me fasse pas gerber: Ca fait 8 ans que je travaille sous ce nom, et ça pourrait être le moment d'organiser quelque chose de plus élastique: Soit je ferais toute la musique, soit j'écrirais la musique et je trouverais des gens pour la jouer, ce qui est une possibilité. Mais je voudrais être au moins deux fois plus prolifique... C'est surtout parce que je suis obligé de suivre de très près tous les projets que j'ai, mais j'espère pouvoir rectifier ça plus tard dans l'année et normalement les choses devraient commencer à bouger beaucoup plus vite.











Par exemple ?
Clint Ruin: Je veux obtenir beaucoup plus de soutien de la part de ma maison de disques. Ma priorité après ça est de mettre sur pied un groupe live et de faire une tournée mondiale. Et, à partir de là, décider ce que je veux faire après. Mais j'ai pas mal de trucs qui vont sortir bientôt. Et puis je suis intéressé par le travail de bande-son, mais ça c'est un projet assez vague pour l'instant... En fait, on pourrait dire que je suis à un carrefour de ma "carrière".
Pourquoi?
Clint Ruin: Simplement parce que je veux que ce nouveau disque sorte, et je veux réévaluer tout mon modus operandi et faire que ça vrombisse mieux.
Pourquoi maintenant?
Clint Ruin : Parce que c'est le 5ème LP de Foetus, je sors de contrat avec "Some Bizarre" et j'éprouve le besoin de me réaffirmer de façon beaucoup plus positive afin de m'organiser plus efficacement, de laisser tomber tous les détails et d'avoir plus de temps à consacrer à mes projets.
Tu travailles très souvent en collaboration avec d'autres gens. Qu’est-ce que cela t'apportes ?
Clint Ruin : C'est une manière de travailler différente. Quand je travaille en tant que Foetus c'est une situation vraiment tendue parce que je joue de tous les instruments et à chaque décision que je prends... Je joue, et j'évalue mon travail, je le mixe et je suis chaque élément jusqu'au bout, tandis que quand je travaille avec d'autres je peux déléguer la responsabilité ou modeler la façon dont le disque va aboutir, en disant "OK va jouer çà" et puis je le reprends ou... C'est un processus différent. C'est une façon d'échapper à Foetus qui possède tous les ingrédients d'une dépression nerveuse. La façon dont je travaillais était d'écrire un schéma numérique assez complexe que je reconstruisais après dans le studio. Et ça a connu plein de formes différentes pour la composition, j'ai essayé plein de façons différentes de le faire, ça peut être l'une, l'autre... Sur mon nouveau disque je travaille beaucoup plus spontanément, c'est une approche plus visuelle et d'une certaine façon picturale. Je suppose que ces deux choses se contredisent mais ça me donne beaucoup plus l'impression de peindre une scène. Et ces deux approches ont convergé simultanément... On voit vraiment la différence. C'est beaucoup plus spontané et c'est sûrement le truc le plus intense et sauvage que j'ai jamais fait.

Comment as-tu travaillé pour ce disque?
Clint Ruin : J'ai fait de la pré-production... Je suis entré dans le studio avec un énorme arsenal de samples (d'échantillons), de sons, d'idées qui se sont ensuite mélangées. Il a été beaucoup plus rigoureux. Les idées sont venues très vite, elles ont été enregistrées très vite et l'engagement a été plus rapide. De ce point de vue il est beaucoup plus honnête. Dans la façon dont il a été fait et dans son son c'est ce qui se rapproche le plus de ce qu'aurait toujours dû être un disque de Foetus... C'est le disque ultime de Foetus. D'une certaine façon il y a plus de sampler mais en même temps il y a plus d'instruments live, alors l'équilibre est plus puissant... Et puis je joue beaucoup mieux.
"DON'T RIDE IT, PROVIDE IT" c'est le titre de la première chanson et ça vient d'un clochard qui est venu me voir un jour tandis que je buvais d'un sac en papier et il m'a dit : "Hey man, don't hide it provide it", et c'est un super concept. Je l'ai orienté dans ma propre direction et c'est vraiment la chanson fondamentale du disque... « A real screaming outpouring of wrenching violence".
La deuxième chanson est sans doute celle qui est la moins "acceptable"... On te suggère une fausse impression de sécurité qui vole en éclats, c'est une chanson instrumentale (il y en a trois sur ce disque) qui s'appelle "ASBESTOS" (amiante)... Elle a été composée à l'origine pour une pièce de théâtre qu'a joué Lydia, "The South of your border", c'est la sixième scène
Utilises-tu toujours des "citations" musicales?
Clint Ruin: Oui, il yen a sur ce disque. C'est difficile de décomposer le processus créatif précisément parce que chaque chanson est un défi différent. Certaines chansons, je suis arrivé au studio avec toute la chanson au point et pour d'autres j'y suis allé avec seulement les paroles et j'ai plus ou moins improvisé la musique. Sur plusieurs chansons il y a des parties qui n'étaient pas forcément prévues, j'ai laissé intervenir le hasard... Et puis j'ai laissé les idées se développer aussi naturellement que possible pour ajouter ensuite une "structure" par dessus.
Je peux avoir une idée centrale pour une chanson, ça peut être un loop, une ligne, un son, ça peut être une ligne de guitare ou de basse, une atmosphère que je veux illustrer. Chaque chanson a sa propre identité. C'est difficile de tout mettre à sa place jusqu'à ce que j'ai le bénéfice d'une vision rétrospective, parce qu'il y plusieurs niveaux, il y a plein de choses qui se passent sur ce disque. D'une certaine façon il ressemble à "HOLE" parce qu'il y a plein de choses qui sont enfouies là-dedans, qui ne sont pas évidentes à repérer tout de suite - mon appréciation de ce disque change au jour le jour. Je pense qu'il est "visuel", il t'arrache du sol, et c'était ça l'intention... Il te transporte dans le monde de Foetus, il te fait voyager, "whether you wanna fuckin' go or not".
"NAIL" était un "concept-album », qu'en est-il de celui-ci?
Clint Ruin : Conceptuellement il se situe entre "Hole" et "Nail". Il n'y a pas de concept prêt à consommer qui te permette de voir de quoi ça parle vraiment, mais en même temps il y a des liens thématiques. Les chansons vont ensemble, on peut percevoir les relations qu'elles ont entre elles... Mais c'est difficile à dire. C'est une collection de... Souvent dans une chanson on a l'impression d'en entendre quatre... Mais ça dépend avant tout de l'interprétation de la personne qui écoute. Il y a un fil conducteur thématique, ça ne dépend pas vraiment du sujet sur lequel j'ai décidé d'écrire...
Side one: "kill your parents".
Side two: Plus introspectif, "moody", et suicidaire.
Je veux dire que c'est un déluge assez intense émotionnellement sur les deux faces, la première a plus de violence expansive, la deuxième plus de violence contenue.

As-tu un "catalogue" de sons?
Clint Ruin : J'en ai un certain nombre... Je veux dire, j'ai une bibliothèque de sons qu'il m'arrive de consulter quand il me faut un certain truc. Mais le plus souvent je crée le son pour la chanson. Du moment qu'ils sont sur bande je peux y revenir... "alter them, process them, pervert them, fuck'em up...". Pour la musique il y a un élément de hasard que je sculpte et que je mélange avec tout ce qui peut m'exciter et me stimuler à un moment donné - c'est aussi reflété dans les paroles... Il y a certaines sortes de reflets dans quelques unes de mes chansons de mon environnement maïs en fait c'est plutôt une réflexion de ma vision constante des choses parce qu'il y a une continuité entre ce que je faisais quand j'habitais à Londres et ce que je fais à NewYork. Mais le nouveau disque sonne beaucoup plus comme Brooklyn que les autres trucs que j'ai pu faire, qui ne se rattachent à aucun lieu en particulier.
Raconte!
Clint Ruin : Je suis le seul à pouvoir détecter ça. Parce qu'il y a une atmosphère bien particulière. J'ai passé du temps ici, je peux sentir où je l'ai créé et comme ça je connais vraiment ce goût. Ca imbibe le travail. Tu vois je peux regarder dehors, voir la cour de récréation, et ça semble correspondre à ces émotions et à ce que je ressens à ce moment. Alors il y a beaucoup plus ce genre de goût à travers ce disque que dans les autres... Je pense que c'est le plus honnête.
On dirait que tu travailles tout le temps?
Clint Ruin : D'une certaine manière oui... Enfin jusqu'à un certain point. Ce n'est pas un phénomène constant, je veux dire je prends du temps pour respirer et ainsi de suite. Mais ça me donne le sentiment d'avoir un but, oui.
''A woman's place is on ma face" mêlé à du Shakespeare ("BEDROCK")... Foetus est-il un joyeux drille?
Clint Ruin : Oui… C’est ce que j'ai envie d'entendre, j'aime bien exprimer ça. Parfois on peut dire quelque chose avec ce genre de trucs... D'une manière plus volatile. Ca arrive, c'est tout. Des gens m'ont dit qu'ils trouvaient le nouveau disque hilarant... ça se décide au moment ou je détermine ce qui va apparaître sur le disque et ce qui va dégager. C'est plus inconscient qu'autre chose... Je veux dire, je n'avais pas l'intention d'enregistrer un disque comique.
De qui parle « SICK MAN » ?
Clint Ruin : C'est une chanson qui a son histoire, dans la mesure où elle parle de Nick Cave... Elle décrit ce j'ai ressenti à cette époque, mais c’est quand même assez ancien, c’était il y a 5 ou 6 ans. La dernière phrase est peut être plus suppositionnelle, c’est plus un vœu inconscient ou quelque chose comme ça.

Comment as-tu accouché de ''Descent into the Inferno" (''NAIL'') ?
Clint Ruin : Ca c'est essentiellement la quête sans fin que j'ai d'une ascension grandiloquente, je suppose. On commence par une piqûre d'épingle et ça se transforme en explosion, et on utilise ça comme un vide ou comme un vortex qui t'aspire dans le son, c'est une de mes petites techniques de construction de chansons. C'est une des façons que j'aime de créer un environnement et puis l'illustrer. Cette chanson-là essaie de transmettre plus le sentiment d'une dépression nerveuse, c'est basé sur des expériences que j'ai eu à L.A. et c'est cet environnement et cet état d'esprit qui est décrit. Pas mal de ces paroles ont été retrouvées sur des serviettes déchirées à 3 heures du matin, alors que je ne me rappelais même pas les avoir écrites... Ce sont des paroles plutôt "down-hung".
Et "BOXHEAD" ?
Clint Ruin : C'est une analogie... Avoir une boîte sur la tête comme forme d'oppression.
Est-ce vouloir être libéré de quelque chose?
Clint Ruin : Oui... Je veux dire, c'est essayer aussi de décrire cette frustration avec une analogie assez simple... Ne pas pouvoir se débarrasser d'un coffre autour de la tête.
Le sexe et la vulgarité sont-ils essentiels pour toi ?
Clint Ruin : Oui, ça va et ça vient. Ca dépend comment je me sens à ce moment-là. « Wiseblood » c'est l'ultime dans ce genre de démarche. C'était une intention préétablie dans le projet Wiseblood.
Macho, sexe, et violent ?
Clint Ruin : Oui, par opposition à Foetus qui couvre un champ émotionnel beaucoup plus large et qui est beaucoup plus personnel... Et beaucoup plus acéré. Dur mais fragile. Alors que Wiseblood est beaucoup plus graveleux, et sale, et séduisant... Sous cet angle-là je trouve. "Dirty, stuffed, violent"... A "beautiful black beast" sort of thing.
Pourquoi les choses ne doivent-elles pas être séduisantes au premier degré?
Clint Ruin : Je pense qu'elles doivent attirer et repousser en même temps. Avoir ce goût doux-amer... Like pussy-juice.
Qu'est-ce que tu va jouer pendant ta tournée?
Clint Ruin : Euh, ce sera sans doute des trucs conçus spécialement pour la tournée. Des trucs qui n'auront jamais été joués auparavant. Ce sera très visuel... Une agression de tous les sens. C'est vraiment ce qui compte le plus pour moi en ce moment: Mettre sur pied quelque chose de vraiment live et emmener le show le plus incroyable à l'assaut, afin d'enfoncer dans le gosier des gens le message que j'ai, au volume approprié et à la bonne intensité.
What is the message ?
Clint Ruin : Kill Fuck Destroy.

DRAINLAND - "Swine" Demo CDr. 2009.










Ragoût de conscience et omelette de cerveau. Cette démo va me permettre d'annihiler les dernières miettes de lucidité résultant du réveillon... C'est parti: Un, deux, trois... Shoot!
Ca commence bien lourd, lent et poudreux comme du vieux EYEHATEGOD mélangé avec d'anciennes reliques de HIS HERO IS GONE, anesthésié, vombrissant, avec une certaine détresse se manifestant dans les cris de souffrance. Tu l'as compris, reste de lecteur mutant et difforme, le style que ces irlandais ont adopté tend vers le hardcore assez chaotique et plein de détresse, mais d'une façon pas spécialement moderne, aussi bien au niveau du style que de l'enregistrement qui fait assez "roots" et pas trafiqué en studio. L'ambiance est assez froide, urbaine et ça sent la poussière.
Certains moments me feraient penser à CROWBAR, car certaines lourdeurs ne sont pas éloignées, mais en fait c'est moins rond et moins métal dans l'approche (Gros son et ambiance plus "peinard" ne sont pas au menu). Difficile par moment de ne pas penser à GODFLESH pour les guitares dissonantes qui partent dans les aigus de la détresse ou dans des choses plus dépressives, c'est ce qui m'avait un peu interpellé à la première écoute post-téléchargeatoire.
Le style est principalement lent, lourd, avec néanmoins quelques petites accélérations et passages plus mid-tempos. C’est pas original mais assez efficace dans le genre.
"Swine" est une démo sympa de Hardcore lourd à tendance dépressive et chaotique qui se tient bien, c'est pas forcément le nirvana des embrumés (Ca reste une démo et ça se sent assez), mais ça laisse aussi espérer pour un futur plus chargé en fumées toxiques bien lourdes qui te pétrifient à la première inspiration. En attendant, on croise les barrettes (lol)


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MINISTRY - "Twitch" CD. 1986.










Avec un peu de recul, j'ai été un peu dur avec certains albums de MINISTRY. Ok, ils peuvent être assez ennuyeux quand on est dans une phase d'hyperactivité et de complexité musicale, mais il faut quand même avouer qu'il y a une certaine ambiance, une certaine efficacité des idées, que des titres m'ont botté le cul quand j'étais ado et font encore leur petit effet de temps en temps... Alors plutôt que de jouer le révisionniste et de modifier ce qui a été écrit alors, je trouve plus intéressant de chroniquer un autre album du groupe pour faire pencher la balance dans l'autre sens. Donc c'est parti!
Après un premier album de pop à touches rock vraiment pas terrible (J'ai bien écouté et essayé d'aimer, mais total flop!) qui lui avait été commandé par un label, Al Jourgensen revient à la musique qui lui plaît vraiment: De l'électronique sombre à touches indus! On est donc en présence du premier vrai album de MINISTRY d'un point de vue émotionnel, d'un point de vue de l'esprit, c'est bien ici que se manifestent des ambiances et gimmicks que nous retrouverons développés par la suite.
Il y a du feeling et de l'idée, des morceaux excellents, mais tout n'est pas optimisé pour une écoute pénétrante. En effet, l’enchaînement des pistes de styles et d'approches un peu différents n'est pas forcément le plus confortable pour bien pénétrer dans les atmosphères, mais chacun pris séparément contient des qualités.
Nous avons d'abord deux titres assez simples techniquement, mais excellents de par l'ambiance qui se dégage et le chant de psychopathe, j'ai nommé "Just like you" et "We believe" qui sont groovys, assez lancinants, et dégagent quelque chose d'étrange, presque asocial et assez décadant (Sans tomber dans l'explosion, c'est assez rampant ou "intérieur"). Super!
Ensuite nous avons deux morceaux plus accessibles, soit "All day (Remix)" et "The angel" que je serais actuellement tenté de qualifier de pop électronique à consonances electro indus. Le premier contient quelques consonances proches de U2 (Période electro sur "Zooropa"... Sorti en 1993) alors que le second a des claviers presque new wave et quelques vocaux féminins. Ils pourraient presque passer en radio, hormis pour les vocaux un peu saturés ou parfois étranges... Mais attention ils ne sont pas mauvais, et ne sonnent pas comme forcés, ils sont peut être juste mal placés en début d'album.
Après nous avons plusieurs titres typiquement dans le style EBM/ Dark electro à la FRONT 242/ F.L.A (Hors chronologie): Donc c'est assez rythmé, avec une basse synthétique (Qui calcule, qui joue pas mal de notes) et un lot de samples industriels de type "Je claque ma barre en fer sur ta voiture". C'est plutôt de la bonne qualité, avec des idées intéressantes ici et là, mais moins trippant que ce qui est venu au début.
Enfin, il y a un titre plus proche du MINISTRY que nous connaissons, "Where you at now", qui est rapide et aurait pu être du thrash indus si une guitare avait été ajoutée. C'est exactement le même état d'esprit, la même façon de claquer dans la tronche de l'auditeur... Pas mal.
On notera que la version CD contient deux titres bonus tirés d'un MLP, dont l'excellent "Isle of man (Version II)" avec son ambiance hypnotique étrange et le refrain "We got what we deserved" qui me fait toujours tripper. Le chant est assez proche d'ALICE IN CHAINS, mais en plus malsain et fataliste. Un super morceau, qui avec les deux titres du début fait une super trilogie d'ambiance intérieure étrange, mais néanmoins chaude.

En comparaison à certains groupes dark electro de la même décade, MINISTRY est ici moins technique, moins complexe, les beats sont globalement plus simples, les samples réduits à leur "juste" minimum, et les idées fonctionnent plus rapidement... On pourrait ici avoir une version simplifiée de l'éléctro indus calculateur, qui ne serait pas plus commerciale car contenant feeling et idées, mais plus abordable car moins froide et électronifiée.
La production me semble aussi un peu plus lourde, relativement plus épaisse et moins fine que çe qui pouvait se faire en 1986-87... Comme quoi le père Jourgensen avait peut être déjà des envies de lourdeur métalliques non avouées?
Néanmoins, à cette époque Al Jourgensen semble encore se chercher et tester différents types de vocaux, de styles musicaux voisins. Certains diront que c'était peut être une volonté de liberté musicale, mais je dirais plutôt qu'il a par la suite choisi une partie de ces influences pour les développer.
A noter que certaines ambiances et gimmicks présents seront ensuite développés par le NINE INCH NAILS des premiers disques, puis par MARILYN MANSON, c'est même surprenant quand on les découvre dans le sens inverse à la chronologie...

Pour conclure, je dirais que c'est un album de dark electro assez intéressant, il a de bons moments et propose une version plus accessible du style qui pourrait être le bon choix pour ceux voulant le découvrir et l'acclimater tout doucement. Personnellement, je retiens la trilogie "Just like you", "We believe" et "Isle of man (Version II)" qui est remplie de feeling et d’atmosphères... Ca c'est de la musique expressive!

FRONT LINE ASSEMBLY - "The initial command" CD. 1987










"The initial command" est le premier album de FRONT LINE ASSEMBLY, sorti après deux démos cassettes, à une époque ou pratiquer ce genre de musique nécessitait un certain côté visionnaire et une sacré dose de motivation: Les moyens techniques étaient beaucoup moins développés qu'à l'heure actuelle, il fallait se munir de synthétiseurs et différents types de périphériques onéreux et pas encore les plus efficaces (Sampleurs, séquenceurs, voir racks d'effets) pour espérer approcher un dixième de ce qu'on a en tête... Et ça se sent au niveau du contenu du disque: La musique est beaucoup plus simple et moins multitâche que ces canadiens produiront quelques années plus tard, les rythmes sont souvent plus linéaires et binaires, les synthés faisant office de basse ou de mélodie rythmique sont assez réduits au minimum, les claviers plus trance font un peu léger...
Mais malgré tout, l'utilisation relativement fournie de samples et de vocaux crée une petite atmosphère, rend l'ensemble assez varié, ou vivant, et permet d'écouter l'ensemble après une petite période d'émulation spatio-temporelle. Puis on ressent clairement sur plusieurs titres la voie, le style qu'ils développeront plus amplement par la suite: Un dark electro rythmé, à consonance industrielle, avec samples assez fournis et nappes de claviers.
Certains moments sont très proches du FRONT 242 de l'époque, mais en un peu plus teinté "indus/ dark", d'autres feraient plus penser à du vieux KRAFTWERK agrémenté de samples, de claviers trance et de vocaux goth/dark.
Les principaux problèmes venant à l'oreille en 2010 sont la qualité des sons (Certains instruments de basses ou de synthés font vieux et plats) et la rythmique (Qui aurait pu être plus variée, changeante).

Voyons un peu dans le détail:
-Les morceaux les plus intéressants: "The state" (Electro dark proche de ce qu'ils feront par la suite... Ce n'est peut être pas la première piste par hasard), "No control" (Electro relativement rythmée et dark. Malgré le rythme trop simple, les samples et le chant saturé le rendent relativement vivant, et sur la fin ça monte un peu grâce à l'arrivée de nappes).
-Ceux qui passent: "Casualties" (Titre dark electro mid tempo correct, mais un peu long), "Ausgang zum himmel" (Une piste dark ambiant avec samples qui est correcte, mais il y a eu tellement plus effrayant depuis), "Nine times" (Dark electro avec synthétiseurs un peu dream proche des jeux vidéos, avec vocaux remplis d'écho), "Slaughter house" (Electro avec samples et touches de clavier trance/ dream. Ca va, mais un peu répétitif)
-Celui qui passe moins: "Black march" (Sorte d'EBM à la DIE KRUPPS (Débuts) avec touches dark. Binaire, assez vide mais sauvé par des samples)
-Celui à zapper: "Insanity lurks yearby" (Son de basse qui ne passe pas, et impression de rythme pas calé... Malheureusement ce titre est en deuxième position)
Cet album n'est donc clairement pas exceptionnel, l'écouter à l'heure actuelle fait assez office de démarche archéologique ou nostalgique, mais il contient néanmoins quelques morceaux et passages intéressants. C'est donc le manifeste des tous débuts d'un groupe qui ira beaucoup plus loin et démontrera des capacités et un talent indéniables.

LOST GORBACHEVS - "Rolling stones - Live tape". Cassette. 2010















En arrivage direct du label qui quand il fait un échange t'envoies un paquet de 150 jaquettes, voici un mélange tonitruant... Tu mets du grind, tu mets du jazz, injectes un peu de fusion, enrobes le tout de saxophone, puis tu mélanges bien fort en oubliant pas de mettre le chat... Et voilà!
En gros ca me fait penser au BRUTAL TRUTH de "Sounds of the animal kingdom" avec un saxo pas très loin de NAKED CITY et des parties jazz qui pourraient rappeler EXIT 13 de "Ethos musick"... En fait je parle de Grind, mais le groove l'emporte largement sur les parties ultra rapides, et le saxo est très présent, tant mieux pour les saxophiles. J'aurais peut-être aimé que des blasts ultra rapides partent dans une vrille frénétique qui aurait été accélérée galactiquement par un saxo délirant, mais d'un autre côté on gagne en groove (Qui me rappelle parfois les premiers PRIMUS) et c'est pas forcément mauvais. Le chant est également pas trop trop présent, ce qui permet de ne pas se faire engloutir dans un flux de cris de mécontentement et de se concentrer sur la musique. Parfois la basse me semble fretless, du moins elle sonne assez ronde, un peu comme sur certains trucs des vieux CYPRESS HILL (Oui c'était samplé, mais ta gueule l'intégriste!), mais à d'autres moments elle est saturée et dans les parties lentes ça vibre et amplifie le côté "Pas content de vivre, la gueule dans la flotte" que certaines lourdeurs d'EXIT 13 (Voir de BRUTAL TRUTH) avaient.
Nos amis les Gorbacheves n'ont quand même pas la même folie que NAKED CITY ou le côté accrocheur/ ludique des jazzs d'EXIT 13, mais le résultat est quand même assez agréable à écouter et pas trop hermétique. Je ne suis pas spécialiste de ce genre de mélange, mais le résultat me semble cool.
C'est enregistré en live, le son est plutôt pas mal, et le public semble assez réceptif. A voir sur enregistrement studio (Oui "A voir", car ici on regarde la musique... Don't forget the third dimension!).

NAPALM DEATH - "Greed killing" MCD. 1995











Après avoir tout détruit avec son grindcore corrosif et déglingué, soit un des très rares styles musicaux le plus extrême de l'époque, NAPALM DEATH avaient du subir des changements de musiciens qui les avaient poussés à jouer une musique moins sauvage, plus Death metal, sur deux albums... Pour ensuite arriver au disque "Fear emptiness despair" qui proposait un mélange entre death metal, hardcore, grindcore et influences industrielles montrant un groupe en pleine recherche de personnalité, qui arrivait quand même à être assez persuasif, mais aussi parfois assez ennuyeux... Pas mal de fans se posaient des questions sur la voie future du groupe, les voyant moyennement bien évoluer dans ce mélange assez obscur de riffs dépressifs dissonants et de beats hardcore mécaniques saupoudré de blast beats; La presse était aussi assez dubitative quant aux possibilités futures du groupe et ce n'était pas rare de voir des comparaisons proches de l'usine à gaz ou du mammouth qui lâche ses derniers soupirs... Mais en fait le groupe était en pleine mutation, et cet enregistrement n'en était qu'une manifestation... Le plus surprenant était à venir: Apparemment lassés de trop de noirceur, NAPALM DEATH décident d'ouvrir bien plus grand les fenêtres et de prendre un bon bol d'air frais... Et ça se sent dans ce MCD, cet apéritif annonçant un style qui durera quand même quelques albums: Le groupe est alors plus frais, tire des influences plus actuelles comme le rock alternatif, le metal moderne de l'époque ou pour faire un raccourci évocateur: Le groupe HELMET... Même certains éléments déjà utilisés précédemment (Industriel, dépressif, hardcore) prennent une tournure différente, dans l'approche et dans le feeling.

C'est parti avec le premier titre, "Greed killing", qui est assez péchu, frais, qui me plaisait bien pour ses guitares aériennes venant de territoires voisins à Godflesh ou à la New wave. Il est assez rythmé, presque sautillant par moments. C'était un peu le hit du groupe à l'époque, et le vidéo clip correspondant était assez connu...
Le deuxième titre, "My own worst enemy", montre qu’ils continuent d'expérimenter au niveau des guitares, des rythmes de batterie, et le côté aérien ou lumineux est encore là... Ils mangeaient quoi à l'époque? Néanmoins une moitié du morceau reste assez proche de "Fear emptiness despair" (En moins torturé). Il y a des bonnes idées et des choses assez intenses.
"Self betrayal" est une composition plus lente, plus introspective, à l'ambiance un peu plus "industrielle" et noire. On plonge dans les méandres de l'être humain. Les vocaux parlés ajoutent un côté froid. C'est pas mal du tout.
Sur "Finer truths, white lies" le groupe continue d'essayer de nouvelles idées: Le début grind est assez original (A l'époque c'était assez rare d’utiliser des blasts de cette façon), puis ça enchaîne sur une sorte de Hardcore mid tempo qui me plaît moins, qu'on a quand même revu souvent sur le disque suivant ("Diatribes")...
Après, accrochez-vous bien au fauteuil moisi: "Antibody" est un morceau excellent et qui a la pêche! Ca commence avec la patate au maximum: Entre Death grind et grindcore... ça blaste à fond! Puis enchaînement sur du crust énergique...Puis ça reblaste! Puis ça re-cruste! Puis riff mid-tempo qui a la péche en plein milieu! Puis passage indus metal dépressif excellent! Puis ça reprend sur le mid tempo Ice tea pêche! "L'intensité ne baisse pas! Comment ils font??". A l'époque j'aurais voulu un "Diatribes" bien remplis de morceaux aussi bons! Dommage pour moi...
Ensuite vient "All links severed" qui est correct, typique du passé du groupe, entre Death grind, grindcore et crust. Le style et la différence de production pourraient créer des interrogation sur l'année de composition... (Quoiqu’un passage mid tempo fait un peu positif dans le style de "Diatribes").
Finalement, nous avons une version live de "Plague rages", morceau venant de "Fear emptiness"... Déjà cet album avait un son un peu sourd, confus (Ou plutôt avec une production et un style qui pouvaient donner une impression de confusion), mais l'enregistrement en live est moyennement convaincant, ça fait un peu mou et le côté calculé du titre ne rend pas trop... Enfin ce n'est pas forcément leur meilleur morceau, même s'il contient des bonnes idées.
Ce mini CD, même s'il peut donner une impression éclatée, du fait des différents styles abordés et de la production changeante sur les derniers titres, reste néanmoins une assez bonne introduction au NAPALM DEATH ayant existé quelques années avant et quelques années après 1995. Paradoxalement je l'ai toujours trouvé meilleur que l'album qu'il était sensé introduire, soit "Diatribes", car ce dernier s'embourbait un peu dans le mid tempo ou les choses moyennes...
A l'époque, ce mini CD montrait un nouveau visage du groupe qui dura pas mal d'années: Un groupe ouvert, aux influences multiples, aux compositions inspirées et au jeu toujours bien carré ou efficace... A une époque je les estimais assez pour ça: Ils ne suivaient pas les modes, restaient eux même en étant ouverts... Puis ils sont finalement revenus à un style plus proche de leurs débuts, entre Death grind et grindcore, d'abord avec succès car ça cartonnait bien, mais petit à petit l'inspiration semblait diminuer à chaque fois et je me suis lassé... Dommage qu'ils ne se rouvrent pas un peu à d'autres mondes musicaux, car il y a encore quelques nouvelles influences à tester...