11/12/2012

NON FICTION "In the known" CD. 1992











L'album débute par un riff ultra heavy qui n'aurait pas déplu à Cathedral (Epoque des premiers albums) au ou groupe Sludge ( Epoque "Scarecrow messiah"), le genre de riff qui fait carrément craquer le granit de la tombe pour laisser sortir ce qui s'y cache.
Puis, tout en restant assez heavy, le reste du disque prend peu à peu une tournure plus alternative, et alors on se retrouve quelque part entre heavy un peu doomy et heavy "alternatif" me rappelant Soundgarden (Epoque d'avant "Superunknown"). Puis certains riffs style hard rock/ heavy sombre pourraient rappeler les vieux albums de Danzig, si vous voyez dans quel pot de confiture (d'araignée) je mets le doigt (C'est pas mauvais comme atmosphère).
Pour le style le vocaliste dénote un peu, son chant est le plus proche du heavy classique avec des restes de chanteurs de thrash metal "mélodique" (Je pense à DAM); Par moments ça donne un effet "Mon destin est trop dur" qui colle au côté légèrement doomy, parfois ça fonctionne moins (Il serait un peu trop "agressif" dans le genre?). Puis allez, tant que je critique, je soulignerais que le son de basse manque de fréquences graves, alors qu'elle aurait pu arrondir des guitares un peu trop sèches (Ou froides) à mon goût.
Voilà, "In the known" est un disque correct, avec des passages un peu doomy ou dark pas mauvais, mais sans plus. Ceci dit je n'ai peut-être pas saisi le truc qui fait vrombir, alors si vous détenez la clé du machin envoyez-moi une note explicative assortie d'un paquet de shamallows (Noirs et blancs) et je me ferais une joie de m'en occuper :)

STEREO ASSASSIN "It is what it is". MCD. 2012.











J'ai osé mettre la tête dans l'aquarium souterrain. J'ai plongé la tête dans la jungle toxivore et j'en ai ressorti ce truc recouvert d'algues vertes nauséabondes.
Stereo Assassin c'est cool: Il pratique ici un drum'n bass à touches breakcore et industrielles qui pète pas mal, et qui suinte de choses intéressantes. L'atmosphère assez dark qui se développe est cool.
Je sens quelque chose de 90's dans la façon de faire et dans l'ambiance, on est pas très loin du cyber punk, d'une jungle humide et saturée en crasse.
On pense parfois aux truc les plus rythmés de SCORN ou de PRODIGY époque 'Fat of the land", sans être exactement dans le même monde ou utiliser les mêmes tics musicaux.
Stereo Assassin a le truc pour développer de bons beats qui sont souvent efficaces et simples, ou par moments compliqués mais pas démonstratifs. Les touches breakcore aidant, les rythmes sont assez variés.  Il a aussi le truc pour développer l'intensité émotionnelle, via l'ajout de samples plus noisy et industriels, notamment sur le premier morceau qui met en place comme une intensité qui monte.
Je trouve que sur le 3ème titre, une couche de samples ou de quelque chose de supplémentaire pourrait apporter un côté plus décisif, il manque peut être une couche de peinture.
Par moments la musique a un côté tribal, je pense au sentiment de liberté animale et pas au côté "tribu/ djumbe"...
La production est adéquate, avec assez de basses, et sans le cellophanage sempiternel des trucs électro actuels.
Ce 3 titres est vraiment pas mal. A écouter pour ceux aimant les sons proches du style des années 90 pour le corps (Voir aussi pour la forme), mais n'étant pas hermétique aux influences et approches plus actuelles.

STUCK MOJO "Rising" CD. 1998.











Même sans être fan de Metalcore ou de rap metal et de ce qui s'en rapproche, il arrive qu'on tombe sur des albums qui nous plaisent bien...
STUCK MOJO proposaient ici un mélange de ce qui était en vogue à l'époque, voir quelques années avant, soit une fondue métallique de hardcore et de metal "burnés" avec pas mal d'influences rap métal, rappelant tour à tour MACHINE HEAD (Premier album), PANTERA (Non, pas le premier huhu), BIOHAZARD (Epoque "State of the world adress") et quelque chose comme URBAN DANCE SQUAD pour le chant rappé (Quoi qu'il soit moins aigu et moins dans les narines).
Une fois l'intro passée, ça commence bien avec un premier titre ("Trick") aux guitares assez speed et thrashy, tantôt bien motivées, tantôt carrées style "Parpaing". On est pas loin du thrash metal, ça pète pas mal.
La suite est pas mal également avec un morceau plus lourd ("Assassination of a pop star") situé quelque part entre le power metal de Pantera/ Machine Head et des influs plus stoner/ sudiste qui donnent une ambiance assez chaude.
Le morceau d'après ("Rising") ne me déplaît pas avec son metalcore assez carré, motivé et aussi groovy.
Celui qui arrive ensuite, intitulé "Southern pride", se trouve quelque part entre hardcore et rap metal. Il se laisse écouter.
Par contre le suivant, qui est plus confortable et plus hip hop, est assez bof... bof...
Puis voilà des doubles grosses caisses pour un titre qui fait un peu remonter le jus: Rythmes plus puissants, riffs plus épais, vocaux de bulldog pas content... Ca va.
Enfin la tension retombe, d'abord pour un morceau plus lent style hardcore binaire à touches sudistes, puis pour un autre un peu poussif... On a dépassé la moitié du disque, et ça sera tout en ce qui me concerne: La suite est pas forcément nulle, mais même si certains morceaux conservent une relative efficacité je ne trouve plus d'idée cool ou marquante, et le remplissage a fait son œuvre (A coups de pelle?).
"Rising" est un album plutôt cool, à condition d'aimer cette fondue métallique assez virile. C'était l'époque ou les groupes bénéficiant d'un gros son n'avaient pas une production complètement plastifiée, et ou on sentait encore que ça respire, que ça transpire... Sans être particulièrement personnels, STUCK MOJO avaient sorti un album assez efficace et avec des idées assez cools. Par contre je n'ai pas écouté leurs enregistrements précédents (A l'époque, j'étais plongé dans des contrées musicales assez éloignées), donc pour l'analyse de conclusion, vous repasserez... Ca se terminera à coup de parpaings et de barres à mine!